YOUNG HO NAM



Née en Corée du sud, elle acquiert une formation en danse classique et contemporaine (Graham, Cunningham, et Limon) à l’université Ewha à Séoul. En 1990, elle s’installe en France et suit des cours à Paris chez Peter Goss ainsi qu’à la Ménagerie de Verre. Dès 1993, elle intègre la Compagnie Jackie Taffanel à Montpellier et participe à six créations. Entre 1993 et 1998, elle est assistante chorégraphe et participe à la formation des danseurs en France et à l’étranger. Elle mène également des ateliers de sensibilisation en milieu scolaire dans le cadre des résidences de la compagnie.

Depuis 2000, elle est aussi interprète de la Compagnie Susan Buirge, qu’elle a rencontrée en participant en 1998 à son atelier de composition chorégraphique. Elle harmonise ses connaissances coréennes du corps avec la méthode corporelle occidentale.

A partir de 2003, Young ho Nam chorégraphie séparément « Danse nue » (solo, 2003), elle y travaille sur l’émergence du sens : quelle vérité y a t-il dans l’expression du corps sans l’expressivité du visage qui est masqué ? En 2005, la philosophie Taoïste lui inspire les attitudes du corps de son duo entre une danseuse et une violoncelliste, « Porte d’âme » création Festival Falaise 2005 qui est présenté au festival Montpellier Danse et à New York International Dumbo Dance Festival.

Son travail est à la croisée de plusieurs questionnements : qu’est ce que la similarité, qu’est ce que la différence ? Comment jouent les articulations entre différenciations culturelles et différenciations sociales ? La confrontation de la culture coréenne et de la culture occidentale imprègne fortement sa danse. Ainsi, « Extra Muros » (2006) chemine dans des directions croisées, visite et confronte les mises en jeu traditionnelles et contemporaines du corps. La pièce « Extra muros » a été coproduite par Montpellier danse et le Festival Sidance à Séoul et a été présentée à Montpellier, à Séoul et à Busan en Corée du Sud.

Ressemblances et différences sont au cœur du travail de « Matière & Matière 1&2 » (2007). Elle y confronte la matière-corps à la matière-son, deux corps différents confrontés dans un espace temps différent à une même musique. Elle oppose encore une fois danse contemporaine occidentale à un danseur traditionnel coréen et travaille avec le compositeur canadien Jean-François Laporte qui conçoit pour écrire la partition musicale de cette pièce un instrument original.

Avec « Composé/décomposé 1 » (2008) elle porte une attention toute particulière à l’écriture chorégraphique et poursuit sa première expérience sur la perception du spectateur. Comment la perception du spectateur évolue t-elle face à une même chorégraphie de 20 minutes présentée 3 fois successivement, avec 3 univers musicaux différents. Elle commande trois musiques originales à trois compositeurs contemporains : la coréenne Seungyon-seny Lee, le canadien Jean-François Laporte et l'américaine Carol Robinson, ce qui vaut à la pièce d’être coproduite et présentée au festival de Radio France en 2008 à Montpellier.

Son projet « Une Femme Coréenne [le corps est un visage] » (2009) oriente ses recherches dans le voie d'une exploration de l'héritage de la danse traditionnelle coréenne dans sa danse, et plus généralement dans la danse contemporaine. C'est aussi une étude de la trace et des empreintes du passé dans notre être-là. En 2010 / 2011 elle monte la pièce " S.U.N "   entre danse respiratoire et numérique, avec des scientifiques et spécialistes en art numérique. Dans le même temps elle donne  des cours au RIDC ( Rencontre International Danse Contemporaine à Paris) et  prépare une chorégraphie, Enfin elle a reçu pour l’été 2011 la commande d’une chorégraphie pour la Compagnie du Centre chorégraphique de DaeGu ( première compagnie de danse contemporaine  professionnelle en Corée, créée il y a 30ans) .